Les cocktails à base de rhum

cocktail Parmi les principaux cocktails à base de rhum de Guadeloupe, on peut citer :
  • Cuba Libre :
    • 6 cl de rhum blanc agricole
    • 4 cl de jus citron vert
    • 15 cl de cola
  • Daiquiri:
    • 4/7 de rhum blanc agricole
    • 2/7 de jus de citron
    • 1/7 de sucre de canne
  • Grog :
    • 1 trait de sucre de canne
    • 5 cl de rhum blanc agricole
    • 5 cl d'eau chaude
    • 1 rondelle de citron
  • Mai Tai :
    • 3 cl de rhum blanc agricole
    • 3 cl de rhum ambré
    • 3 cl de triple sec (giffard, cointreau, grand marnier)
    • 1 cl de sirop de sucre de canne
    • 1 cl de jus de citrons verts
    • 1.5 cl de jus d'orange
    • 1.5 cl de sirop d'orgeat
  • Mojito :
    • Une dizaine de feuilles de menthe verte
    • 5 cl de rhum blanc agricole
    • 1/2 citron vert en morceaux
    • 2 cuillères à café de sucre de canne roux en poudre
    • Eau gazeuse ou champagne ou limonade
    • Quelques gouttes d'angostura
    • Glaçons
  • Piña colada :
    • 5 cl de rhum blanc agricole
    • 10 cl de jus d'ananas
    • 4 cl de crème de noix de coco
    • 5 glaçons
    • Une pincé de cannelle
    • Une pincé de muscade
  • Ti-punch :
    • 5 cl de rhum blanc agricole
    • 3 cuillères à soupe de sucre de canne ou 2 cl de sirop de sucre de canne
    • 1 tranche de citron vert
 

Cuba libre

cocktail

Le Cuba libre est un cocktail à base de rhum, de citron vert et de cola, appelé aussi rhum-Coca, ou rum and Coke au Québec et au Nouveau-Brunswick.

Origines éventuelles de l'appellation

Le nom de ce cocktail date de 1900, année de la perte de Cuba par les Espagnols, et fin de la guerre d'indépendance.

Selon la légende, cette appellation viendrait d'un soldat américain qui, commandant ce cocktail, porta un toast « Por Cuba libre! » (Pour Cuba libre!), qui était le leitmotiv des troupes américaines durant la guerre.

L'essor du cocktail date de l'époque de la Prohibition, où la mafia profita de Cuba comme base arrière du trafic d'alcool.

Le Cuba libre est aussi parfois appelé ironiquement mentirita (« petit mensonge » en espagnol) par certains Cubains ainsi que par leurs voisins dominicains qui ne considèrent pas l'île comme libre avec le régime castriste au pouvoir encore actuellement.

Recette

  • 5 cl de rhum blanc agricole de Guadeloupe.
  • 12 cl de cola.
  • Quelques gouttes de jus de citron vert.
  • Servi dans un verre long, prérempli de glaçons.
  • Décoration : une tranche de citron vert.

Variantes : rhum brun, gin ou téquila (le Batanga) à la place du rhum blanc agricole.

Daiquiri

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Le daïquiri est un cocktail dont les ingrédients principaux sont le rhum, le jus de lime et le sucre.

Origines éventuelles de l'appellation

Daiquirí est le nom d'un plage cubaine située non loin de Santiago de Cuba ainsi que celui d'une mine de fer. Le terme serait un mot d'origine taino.

Le cocktail aurait été inventé par un ingénieur américain, Jennings Cox, qui était à Cuba au moment de la Guerre Hispano-Américaine. Il est aussi possible que William A. Chanler, un élu américain qui acquit les mines de fer de Santiago en 1902, importât la recette du cocktail dans les boîtes de nuit New-yorkaises la même année.

Au départ, la boisson était servie dans un grand verre rempli de glaçons. Une cuiller à café de sucre était versée sur la glace et un citron ou deux étaient pressés sur le sucre. On ajoutait enfin le rhum. Aujourd'hui, le daïquiri est mélangé dans un shaker : les ingrédients sont identiques mais on utilise de la glace pilée.

Recette

  • 4/7 de rhum
  • 2/7 de jus de citron
  • 1/7 de sucre de canne

Variantes

  • Daïquiri Floridita – avec du marasquin, créé par Constantino Ribalaigua Vert au El Floridita
  • Daïquiri Hemingway ou Papa Doble – du rhum blanc agricole, du citron, un demi pamplemousse, six goûtes de marasquin, pas de sucre. Servir frappé
  • Daïquiri à la banane – daïquiri de base avec une demi banane
  • Daïquiri – daïquiri de base agrémenté de fraise

Grog

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Le grog (ɡrɔɡ) est une boisson faite de rhum mélangé à du lait chaud ou à de l’eau chaude.

Ces deux éléments en constituent la base, et sont complétés de nos jours par quelques gouttes de jus de citron, mais aussi du sucre de canne, de la cannelle, du miel, du sirop de sucre liquide ou « gomme ». Il est couramment associé à un « remède de grand-mère » pour lutter contre les rhumes ou les coups de froid car il adoucit la gorge et réchauffe. Contenant de l’alcool, il reste déconseillé de l’associer à la consommation de médicaments contre les états grippaux ou rhumes courants.

Origines éventuelles de l'appellation

Le grog est une invention de l’amiral anglais Edward Vernon qui, en 1740, eut l’idée d’ajouter un litre d’eau chaude à chaque quart de litre de rhum que l’on distribuait à ses marins, afin de réduire leur consommation de rhum.

L’amiral était surnommé « le vieux grog » du fait que le vêtement qu’il portait en permanence était en tissu grossier, dit à gros grain, et appelé pour cette raison grogram en anglais. C’est ainsi que le surnom de l’amiral devint celui de la nouvelle boisson. Par la suite, du jus de citron y fut rajouté une fois ses propriétés antiscorbutiques connues.

On fait notamment référence à cette boisson dans le journal de la première traversée du continent nord-américain. Remontant le cours du fleuve Missouri (entre 1804 et 1806), le capitaine William Clark écrit dans le chapitre 11 (le grand portage) en date du 29 juin : "Nous avons retrouvé l'équipe dans une grande confusion. [...] Certains mêmes ont failli être tués. [...] Je les ai réconforté avec un peu de grog."

Recette

  • 1 trait de sucre de canne
  • 5 cl de rhum blanc agricole
  • 5 cl d'eau chaude
  • 1 rondelle de citron

Variantes :Les variantes modernes du grog peuvent contenir d’autres alcools tels que le whisky, le cognac ou, en Normandie, le calvados et le cidre. Il existe également des pseudo-grogs non-alcoolisés tels que le grog au thé ou au citron, voire au lait fraise.

Mai Tai

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Le Mai Tai est un cocktail à base de rhum inventé en 1944 à Oakland (Californie) par Victor Bergeron. "Maita'i" est un mot Tahitien signifiant bon ou le meilleur. Outre du rhum, ce cocktail comprend du cointreau, du sucre, du citron vert et du sirop d'orgeat. Il se prépare au mixeur, avec de la glace pilée.

Recette

  • 3 cl de rhum blanc agricole
  • 3 cl de rhum ambré
  • 3 cl de triple sec (giffard, cointreau, grand marnier)
  • 1 cl de sirop de sucre de canne
  • 1 cl de jus de citrons verts
  • 1.5 cl de jus d'orange
  • 1.5 cl de sirop d'orgeat

Mojito

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Le mojito est un cocktail à base de rhum, de citron vert et de feuilles de menthe fraîche, né à Cuba dans les années 1910 et inspiré du mint julep.

Origines éventuelles de l'appellation

L’histoire du mojito remonte au début du xvie siècle (la date de naissance officieuse du prédécesseur du mojito est 1586) lorsque l’explorateur anglais Francis Drake, entre deux pillages de La Havane, appréciait siroter des feuilles de menthe pilées avec du tafia.

Au xxe siècle, la recette originelle évolua : le tafia fut remplacé par du rhum et le citron vert vint agrémenter le mélange. Ainsi naquit le mojito connu aujourd’hui, et qui tire son nom du « mojo », une mixture à base de citron initialement destinée à rehausser le goût des aliments.

En 1920, le mojito devint un véritable emblème de la culture cubaine : il fut élevé au rang de « cocktail national de Cuba ».

Très apprécié par l’écrivain et journaliste américain Ernest Hemingway qui venait régulièrement le déguster au légendaire bar de la Havane La Bodeguita del Medio, le cocktail finit par s’exporter d’abord aux États-Unis puis en Europe, avant d’être préparé dans la plupart des bars du monde entier.

Recette

  • Une dizaine de feuilles de menthe verte
  • 5 cl de rhum blanc agricole
  • 1/2 citron vert en morceaux
  • 2 cuillères à café de sucre de canne roux en poudre
  • Eau gazeuse ou champagne ou limonade
  • Quelques gouttes d'angostura
  • Glaçons

Variantes : Mojito à la mangue, Glace au mojito

Piña colada

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La piña colada (de l'espagnol signifiant littéralement « ananas pressé ») est un cocktail à base de rhum, de jus d'ananas et de crème de coco.

Origines éventuelles de l'appellation

La piña colada a été inventée avant 1954, à Porto Rico où elle a été déclarée boisson nationale en 19741.

Ramon « Monchito » Marrero, barman à l'Hôtel Caribe Hilton à Porto Rico prétend l'avoir inventée le 15 août 19542 après avoir perfectionné la recette pendant trois mois. Selon un autre bar des vieux faubourgs de San Juan, c'est chez eux qu'elle a été inventée. Ricardo Luis Malave Gracía (surnommé « El Juego »), un barman espagnol né à Barcelone en 1914, prétend également en être l'inventeur et avoir transmis sa recette aux porto-ricains. Il habite maintenant dans un ranch en Floride.

La première mention de la recette apparaît dans le New York Times du 16 avril 1950.

On trouve une référence au nom « piña colada » (dans le sens d'ananas pressé) dans TRAVEL Magazine de décembre 1922.

Une bonne piña colada se prépare avec de la crème de coco et non pas du lait de coco, qui sont deux produits très différents.

Recette

  • 5 cl de rhum blanc agricole
  • 10 cl de jus d'ananas
  • 4 cl de crème de noix de coco
  • 5 glaçons
  • Une pincé de cannelle
  • Une pincé de muscade

Ti-punch

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Le ti-punch, ou ti-ponch est une boisson alcoolisée que l'on retrouve souvent lors des apéritifs antillais, guyanais ou réunionnais.

Origines éventuelles de l'appellation

Aux Antilles, le ti-punch est plus qu'une boisson traditionnelle : c'est tout un cérémonial. En général, le buveur regarde longtemps son verre avant de le porter à sa bouche : il fait tourner le liquide avant de le boire d'un coup sec du poignet.

Certains aux Antilles, boivent « un sec » c'est-à-dire un petit verre de rhum blanc agricole sans rien ajouter d'autre et en général c'est à ce moment-là qu'il est bu d'une traite. Le terme « sec » a deux significations :

  • La première est que le rhum est bu sans rien n'y ajouter (en créole antillais, « sec » veut dire « sans rien d'autre » ) ;
  • et la seconde signifie que le rhum est bu d'un coup, tel un « cul-sec ».

 

Recette

  • 4/7 de rhum
  • 2/7 de jus de citron
  • 1/7 de sucre de canne

Un fond de sucre de canne ou de sirop batterie, un doigt de rhum blanc agricole et un zeste de citron vert.

En Guadeloupe, on utilise volontiers des petits citrons presque jaunes, moins amers de la famille des limes. Mais traditionnellement c'est avec de petits citrons verts, peu juteux que l'on prépare le « ti-punch ».

Variantes: Il existe des variantes au ti-punch, comme le punch vieux (citron vert et rhum vieux ou ambré, mais pas de sucre !) ou le ti-punch gingembre (avec du sirop naturel et artisanal de gingembre).

source Wikipedia